(Quelques) Ingrédients pour le bonheur

Se promener dans les rues de Beirut, c’est se promener dans une cuisine gigantesque qui offre une variété de plats à chaque coin de rue. Bien que les résultats soient différents, on revient presque toujours aux mêmes ingrédients qui font partie de ces recettes qui nous donnent l’eau à la bouche dès qu’on pose notre regard sur les couleurs du repas en face de nous. Servis chauds ou froids, ils nous attendent sur ces assiettes colorées.

Une bonne dose de pain pour commencer le repas, sacré pour nos estomacs affamés qui s’affalent sur le premier restaurant qu’ils aperçoivent. Du pain, réchauffé ou refroidit, rond et large, épais ou fin, la variété dépend du cuisinier. Pain triangulaire, croustillant ou mou, souvent servi dans un sachet en plastique qui le protège des mains qui s’attaquent à lui. Parfois même frit, le pain libanais est indispensable lors de n’importe quel repas, surtout si l’on décide de commander des mezze (ensemble d’entrées, si on peut les appeler comme ça, servies sur des petites coupelles). Les mains se battent et se croisent pour attraper le pain, qui sera ensuite trempé dans du houmous ou cette purée d’aubergine qui lui ressemble tellement. Un échange de saveurs qui se termine assez vite, vu la vitesse des appétits qui entourent la table.

Du taboulé, du houmous avec de la viande (oui, c’est très bon) et du fatouche (salade avec vinaigrette spéciale)

Une grande touche verte décore la majorité des plats servis dans le pays. En salade, en sandwich, peut-être même dans de l’eau – cela ne m’étonnerait même pas, son goût est très fort et rafraîchissant. Une pincée de vert pour colorier le plat, pour le faire ressortir du fade, rarement présent dans ce pays. Un vert pétillant qui risque de rester coincé entre les dents, rendant le sourire encore plus expressif et odorant. Cette herbe qu’on a tous rencontré, qu’on ressent lors de la première bouchée de taboulé, mais qui devient très vite normale et habituelle. Ô persil, que seraient les repas libanais sans toi !

Préparation de falafel (notons le persil, et le navet rose derrière)

Un élément blanc qui passe inaperçu la plupart du temps. Très fort, mais invisible, la cuisine lui doit toute son odeur. Vendu par kilos dans les rues, il décore subtilement le moindre plat. L’ail, si puissant, qui nous laisse une haleine terrible pendant quelques heures, mais qui n’est jamais regretté, est un ingrédient clé, tout comme les épices. Ah, les épices. Vous devez bien vous dire qu’elles doivent être piquantes et insupportables. Raté. Un mélange d’épices que l’on nomme zaatar, est, personnellement, mon préféré. Il est composé d’origan et de menthe, entre plusieurs autres, mais l’acteur principal est le thym. Tout comme le persil, il est partout, et j’en suis bien contente. On le retrouve le plus souvent dans les man’oushé, qui sont similaires à des pizzas, mais complètement différents : une galette couverte (ou remplie, si on décide de la rouler comme un sandwich) le plus souvent, donc, de zaatar, mais qui peut contenir aussi des légumes, du fromage ou de la viande.

Vitrine de la boulangerie Al Hamra Snack (ils ont un four en bois). En bas, tout seul, un man’oushé m9a zaatar m’attend.

Ces saveurs qui me rappellent le dernier falafel que j’ai commandé, et qui me disent d’aller dans la « boulangerie » à deux pas de chez moi pour aller chercher un bon vieux man’oushé.

Je vous laisse donc déguster. Sahteyn !

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